Salut
"Salut" est le poème liminaire du recueil "Poésies" de Stéphane Mallarmé, servant de dédicace et d'introduction à l'ensemble de l'œuvre. Ce sonnet en alexandrins évoque la navigation poétique comme une aventure périlleuse et solitaire. Mallarmé y célèbre l'acte créateur à travers la métaphore filée de la mer et du voyage. Le poème pose d'emblée les enjeux de la poésie mallarméenne : la recherche de l'idéal, la difficulté de l'expression et la communion avec les lecteurs.
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Le texte intégral
""Solitude, récif, étoile / À n'importe ce qui valut / Le blanc souci de notre toile.""
— Stéphane Mallarmé
Contexte historique
Stéphane Mallarmé écrit "Salut" en 1893 pour servir de préface à son recueil "Poésies" publié la même année. Cette période correspond à la maturité du poète, alors âgé de 51 ans, et à la pleine affirmation de son esthétique symboliste. Le poème apparaît dans un contexte où Mallarmé anime les célèbres "mardis" de la rue de Rome, réunissant des écrivains et artistes d'avant-garde. Il s'inscrit également dans une époque de profonds bouleversements littéraires, marquée par la remise en question du réalisme et du naturalisme. Mallarmé, figure majeure du symbolisme, cherche à atteindre l'essence des choses par le langage poétique. "Salut" fonctionne comme un manifeste poétique discret, adressé à la fois à ses amis et à la postérité.
À propos de Stéphane Mallarmé
Stéphane Mallarmé (1842-1898) est un poète français majeur du symbolisme. Professeur d'anglais, il développe une poésie exigeante et hermétique, recherchant la pureté formelle et l'évocation suggestive. Il anime les célèbres "mardis" de la rue de Rome où se réunissent les avant-gardes littéraires et artistiques. Son œuvre, marquée par le souci de la musicalité et du mystère, a profondément influencé la poésie moderne.
