Oh ! n'insultez jamais une femme
Ce poème, extrait du recueil 'Les Châtiments', est un vibrant plaidoyer de Victor Hugo en faveur des femmes marginalisées. Il s'élève contre le jugement et l'opprobre sociale qui frappent les femmes en situation de détresse. Par une série de métaphores puissantes, Hugo invite à la compassion et à la compréhension plutôt qu'à la condamnation. C'est un appel à la responsabilité collective et à la rédemption par l'amour.
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Le texte intégral
""Il suffit, c'est ainsi que tout remonte au jour, / D'un rayon de soleil ou d'un rayon d'amour !""
— Victor Hugo
Contexte historique
Victor Hugo écrit 'Les Châtiments' en exil, après le coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte du 2 décembre 1851 qui met fin à la Deuxième République. Ce recueil satirique et vengeur est une charge violente contre Napoléon III, qualifié de 'Napoléon le Petit'. Dans ce contexte de dénonciation politique et sociale, Hugo élargit sa critique à toutes les formes d'injustice. Le poème s'inscrit dans cette veine humaniste, défendant les plus faibles, ici les femmes victimes de la misère et du mépris social. Il reflète l'engagement social de l'auteur, pour qui la littérature doit être un instrument de progrès et de défense des opprimés.
À propos de Victor Hugo
Victor Hugo (1802-1885) est un écrivain, poète, dramaturge et homme politique français, chef de file du mouvement romantique. Auteur d'œuvres monumentales comme 'Les Misérables', 'Notre-Dame de Paris' ou 'Les Contemplations', il a aussi joué un rôle politique important. Opposant à Napoléon III, il passe près de vingt ans en exil après le coup d'État de 1851. Son œuvre, diverse, est traversée par un profond engagement humaniste en faveur de la justice sociale, de la liberté et de la dignité des plus humbles.
