Le Voyageur
"Le Voyageur" est un poème extrait du recueil "Le Bestiaire ou Cortège d'Orphée" de Guillaume Apollinaire. Ce texte évoque la figure d'un poète en pèlerinage sur les lieux de vie d'une femme aimée et disparue. Mêlant souvenirs, présence fantomatique et création poétique, il explore la relation complexe entre l'artiste, la mémoire et la mort. Le poème se présente comme une méditation mélancolique sur l'inspiration et la perte.
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Le texte intégral
""Je ne suis que le poète / Le poète de cette morte""
— Guillaume Apollinaire
Contexte historique
Publié en 1911, "Le Bestiaire" s'inscrit dans la période de maturité poétique d'Apollinaire, entre le symbolisme finissant et les prémices de l'avant-garde moderne. Le recueil, orné de gravures de Raoul Dufy, renouvelle la tradition du bestiaire médiéval en l'associant au mythe d'Orphée. Le début du XXe siècle est marqué par une effervescence artistique (cubisme, futurisme) et une recherche de formes nouvelles. Apollinaire, figure centrale de la vie littéraire parisienne, y expérimente une poésie à la fois classique par sa forme et moderne par sa sensibilité, tout en explorant des thèmes comme le temps, la mémoire et le deuil, souvent inspirés de ses propres expériences sentimentales.
À propos de Guillaume Apollinaire
Guillaume Apollinaire (1880-1918), de son vrai nom Wilhelm Albert Włodzimierz Apolinary Kostrowicki, est un poète et écrivain français, figure majeure de l'avant-garde du début du XXe siècle. Auteur de recueils fondateurs comme "Alcools" (1913) et "Calligrammes" (1918), il invente le terme "surréalisme". Son œuvre, à la croisée de la tradition et de la modernité, explore le lyrisme amoureux, la mélancolie, le mystère et l'innovation formelle. "Le Bestiaire" (1911) est l'une de ses œuvres les plus célèbres, associant poésie et arts visuels.
