Le Chêne et le Roseau
Cette fable de La Fontaine met en scène un dialogue entre un chêne orgueilleux et un roseau modeste. Elle illustre, à travers une allégorie animalière et végétale, la supériorité de la souplesse sur la force rigide. Le récit, basé sur une opposition classique, délivre une leçon de sagesse sur l'humilité et l'adaptation. C'est l'une des fables les plus célèbres du premier recueil, souvent étudiée pour sa morale implicite et sa structure narrative efficace.
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Vocabulaire à retenir
Nom poétique du vent du nord, souvent violent et froid.
Nom poétique d'un vent doux et agréable, venant de l'ouest.
Très petit oiseau. Ici, utilisé pour signifier un poids insignifiant.
Faire de petits plis, des rides. Ici, le vent ride la surface de l'eau.
Questions de compréhension
Quel est le défaut principal du Chêne dans cette fable ?
facileExplique la réplique du Roseau : "Je plie, et ne romps pas." Que signifie-t-elle ?
moyenPourquoi peut-on dire que la fin de la fable est ironique ? Qui a finalement raison ?
difficileQuelle image le poète utilise-t-il pour décrire la chute du Chêne aux deux derniers vers ? Quel est l'effet produit ?
moyenPour aller plus loin
Pour approfondir, on peut comparer cette fable avec sa source chez Ésope ("Le Roseau et l'Olivier"). Lire également "Le Gland et la Citrouille" de La Fontaine sur les apparences. Étudier le concept de "hubris" (démesure) dans la mythologie grecque et sa punition.
