Le Chêne et le Roseau
Cette fable de La Fontaine met en scène un dialogue entre un chêne orgueilleux et un roseau modeste. Elle illustre, à travers une allégorie animalière et végétale, la supériorité de la souplesse sur la force rigide. Le récit, basé sur une opposition classique, délivre une leçon de sagesse sur l'humilité et l'adaptation. C'est l'une des fables les plus célèbres du premier recueil, souvent étudiée pour sa morale implicite et sa structure narrative efficace.
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Le texte intégral
""Je plie, et ne romps pas.""
— Jean de La Fontaine
Contexte historique
La Fontaine publie "Le Chêne et le Roseau" dans le premier recueil de ses "Fables" en 1668, dédié au Dauphin, fils de Louis XIV. Cette période, le début du règne personnel du Roi-Soleil, est marquée par une centralisation du pouvoir et un goût pour l'ordre classique. La Fontaine, protégé par des mécènes comme Fouquet puis Madame de La Sablière, écrit dans un contexte où la fable, genre considéré comme mineur, est revitalisée pour instruire tout en divertissant. L'œuvre s'inscrit dans la tradition ésopique, mais La Fontaine l'enrichit considérablement par sa poésie et sa psychologie. Le poète utilise souvent le monde animal et végétal pour critiquer, avec prudence, les travers de la société de cour et pour dispenser une sagesse pratique.
À propos de Jean de La Fontaine
Jean de La Fontaine (1621-1695) est un poète français de la période classique, célèbre pour ses "Fables". Maître dans l'art du récit bref et de la versification, il a renouvelé le genre de la fable en puisant chez Ésope et Phèdre, mais en y ajoutant une profondeur psychologique et une virtuosité poétique unique. Il fut protégé par plusieurs mécènes tout en fréquentant les salons littéraires parisiens.
