Halte en marchant
Ce court poème narratif et contemplatif, extrait de 'La Légende des siècles', capture un moment de rencontre fugitive entre le poète et un vieillard anonyme. Il met en scène un dialogue simple et empreint de sagesse populaire, au crépuscule. À travers cette halte, Hugo évoque la condition humaine, la nature et le passage du temps. La scène, à la fois concrète et symbolique, ouvre une réflexion sur la solitude et la fraternité.
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Le texte intégral
""Et je restai seul sous les astres sans nombre." - Cette dernière ligne résume la solitude fondamentale de l'homme face à l'univers, après le réconfort éphémère d'une rencontre."
— Victor Hugo
Contexte historique
Victor Hugo écrit 'Halte en marchant' pour la première série de 'La Légende des siècles', publiée en 1859. Il est alors en exil à Guernesey, après le coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte en 1851. Cette œuvre monumentale vise à retracer l'histoire de l'humanité à travers des poèmes épiques et lyriques. Le poème s'inscrit dans cette fresque comme un instantané poétique, une pause contemplative loin des grands récits héroïques. Il reflète peut-être l'isolement de l'exil et le regard du poète, devenu observateur attentif des humbles et des simples. Le contexte personnel de Hugo, marqué par l'éloignement et la méditation, nourrit cette évocation d'une rencontre brève et profonde.
À propos de Victor Hugo
Victor Hugo (1802-1885) est l'un des plus grands écrivains français, figure majeure du romantisme. Poète, dramaturge et romancier engagé, il est l'auteur d'œuvres monumentales comme 'Les Misérables', 'Notre-Dame de Paris' et 'Les Contemplations'. Son engagement politique contre le Second Empire le conduit à un exil de près de vingt ans (1851-1870), période durant laquelle il écrit une grande partie de 'La Légende des siècles'.
