Le Serpent qui danse
Ce poème en prose de Baudelaire, extrait du recueil 'Le Spleen de Paris', célèbre la beauté fascinante et inquiétante d'une femme aimée. À travers une série de métaphores filées, le poète compare le corps de la femme à un serpent, un navire et d'autres éléments mouvants. Le texte explore la tension entre la séduction et le danger, l'admiration et la crainte, caractéristique de l'esthétique baudelairienne.
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Thèmes et tonalité
Thème principal
La beauté ambiguë et fascinante de la femme aimée
Thèmes secondaires
lyrique
émerveillée et inquiète
Structure du poème
Neuf strophes de quatre vers chacune, construites autour d'une comparaison centrale (le serpent) développée en métaphores filées
Procédés littéraires
Métaphore filée
« Le corps comparé à un serpent, un navire, une étoffe »
Effet : Crée une image complexe et mouvante de la femme
Comparaison
« Comme une étoffe vacillante / Comme un navire »
Effet : Rend concret et visuel le mouvement du corps
Oxymore
« bijoux froids »
Effet : Exprime l'ambiguïté de la fascination
Allitération
« Sous le fardeau de ta paresse »
Effet : Imite la lenteur et la lourdeur du mouvement
Synesthésie
« chevelure [...] Aux âcres parfums »
Effet : Mêle les sensations pour une perception totale
Pistes de réflexion
- 1Analyser comment le mouvement est décrit à travers les comparaisons successives
- 2Étudier l'ambivalence des sentiments du poète face à cette beauté
- 3Relever les images qui associent la femme à des éléments naturels
