Le Serpent qui danse
Ce poème en prose de Baudelaire, extrait du recueil 'Le Spleen de Paris', célèbre la beauté fascinante et inquiétante d'une femme aimée. À travers une série de métaphores filées, le poète compare le corps de la femme à un serpent, un navire et d'autres éléments mouvants. Le texte explore la tension entre la séduction et le danger, l'admiration et la crainte, caractéristique de l'esthétique baudelairienne.
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Le texte intégral
"On dirait un serpent qui danse / Au bout d'un bâton."
— Charles Baudelaire
Contexte historique
Publié à titre posthume en 1869 dans 'Le Spleen de Paris', ce poème s'inscrit dans le mouvement littéraire du symbolisme et dans l'esthétique de la modernité chère à Baudelaire. Le Second Empire (1852-1870) est marqué par l'urbanisation rapide de Paris et l'émergence d'une nouvelle sensibilité artistique. Baudelaire, figure majeure de cette période, cherche à capter la beauté dans le transitoire et le fugitif, tout en explorant les contradictions de l'âme humaine. 'Le Spleen de Paris' représente une innovation formelle avec ses poèmes en prose, genre alors peu développé.
À propos de Charles Baudelaire
Charles Baudelaire (1821-1867) est un poète français majeur du XIXe siècle. Auteur des 'Fleurs du Mal' (1857) et du 'Spleen de Paris' (publié posthumement en 1869), il est considéré comme un précurseur du symbolisme et de la modernité poétique. Son œuvre explore les thèmes de la beauté, du mal, de la mélancolie et de la vie urbaine, avec une attention particulière aux contradictions de la condition humaine.
