Le Mal
Dans ce poème fulgurant écrit à seize ans, Rimbaud dénonce avec une violence juvénile l'horreur de la guerre et l'hypocrisie de la religion. Le jeune poète y oppose la cruauté des hommes à l'indifférence d'une nature et d'un Dieu sourds à la souffrance.
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Vocabulaire à retenir
Projectiles (balles, shrapnels) tirés par l'artillerie.
D'un rouge vif. Ici, probablement en référence aux uniformes.
Se moque, tourne en dérision.
Tissées avec des motifs en relief, comme le damas. Évoque le luxe.
Coupes utilisées dans la liturgie catholique pour le vin de la messe.
Acclamations liturgiques (du latin et de l'hébreu) signifiant "Sauve donc !". Chants de louange à Dieu.
Questions de compréhension
Quels sont les deux grands tableaux que peint Rimbaud dans la première partie du poème (strophes 1 et 2) ?
facileComment le poète caractérise-t-il la Nature et Dieu ? En quoi ces deux figures sont-elles mises en opposition avec le sort des hommes ?
moyenPourquoi peut-on dire que la dernière image du poème (la mère et le "gros sou") est particulièrement cruelle et efficace dans la dénonciation ?
difficilePour aller plus loin
Pour approfondir, vous pouvez étudier la place de ce poème dans le recueil "Poésies" et le comparer à d'autres textes de révolte rimbaldiens comme "Les Assis" ou "Les Premières Communions". Lire "Une saison en Enfer" permettra de comprendre l'aboutissement et le reniement de cette période de création. Sur le thème de la guerre, comparez avec des poèmes de la Première Guerre mondiale (Apollinaire, Cendrars) pour voir l'évolution de la représentation du conflit.
