Je vis, je meurs
Ce sonnet de Louise Labé, poétesse de la Renaissance, est un chef-d'œuvre de la poésie amoureuse. Il exprime avec une intensité remarquable les contradictions et les tourments de la passion à travers une série d'antithèses saisissantes.
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Le texte intégral
""Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie" - Cette première ligne condense l'essence du poème : l'amour comme expérience contradictoire et déchirante."
— Louise Labé
Contexte historique
Publié en 1555 dans le recueil "Œuvres de Louise Labé Lyonnaise", ce poème s'inscrit dans le contexte de la Renaissance française, période marquée par l'humanisme et la redécouverte des auteurs antiques. À Lyon, important centre culturel et commercial, Louise Labé participe au mouvement des poètes de l'École lyonnaise qui renouvellent l'expression des sentiments amoureux, s'inspirant à la fois de Pétrarque et des poètes antiques comme Sappho. Le sonnet, forme importée d'Italie, connaît alors un grand succès.
À propos de Louise Labé
Louise Labé (v. 1524-1566), surnommée "la Belle Cordière", est une poétesse française de la Renaissance. Fille d'un riche cordier lyonnais, elle reçoit une éducation humaniste rare pour une femme de son époque (latin, italien, musique, équitation). Elle tient un salon littéraire à Lyon et publie en 1555 ses "Œuvres" comprenant des sonnets, des élégies et un débat en prose. Sa poésie, d'une grande intensité émotionnelle, explore la passion amoureuse avec une franchise remarquable.
