LycéeGuillaume ApollinaireAlcools (1909)

Automne malade

Poème court et musical, *Automne malade* célèbre la saison automnale dans sa beauté fragile et mélancolique. Apollinaire y déploie une vision personnelle de l'automne, entre splendeur et déclin.

2 min
Audio disponible
Lycée

Écouter le poème

0:000:00
Clique sur play pour écouter la recitation
Automne malade
0:00

Le texte intégral

Automne malade et adoré Tu mourras quand l'ouragan soufflera dans les roseraies Quand il aura neigé Dans les vergers Pauvre automne Meurs en blancheur et en richesse De neige et de fruits mûrs Au fond du ciel Des éperviers planent Sur les nixes nicettes aux cheveux verts et naines Qui n'ont jamais aimé Aux lisières lointaines Les cerfs ont bramé Et que j'aime ô saison que j'aime tes rumeurs Les fruits tombant sans qu'on les cueille Le vent et la forêt qui pleurent Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille Les feuilles Qu'on foule Un train Qui roule La vie S'écoule

"Et que j'aime ô saison que j'aime tes rumeurs / Les fruits tombant sans qu'on les cueille"

Guillaume Apollinaire

Contexte historique

Publié dans *Alcools* (1913), ce poème reflète l'intérêt d'Apollinaire pour la nature et le cycle des saisons. L'automne symbolise souvent le passage du temps et la nostalgie dans son œuvre.

Voir d'autres poèmes
#apollinaire#alcools#automne#mélancolie#nature#modernité
EdTech AI Assistant